LA PERFECTION N'EST PAS DE CE MONDE
En France, aujourd'hui, à l'instar de ce qui se fait dans d'autres pays, le législateur a mis en place une batterie de mesures efficaces pour réprimer sévèrement, comme il se doit, les vraies violences conjugales.
Et, à l'instar de ce qui s'observe déjà au Canada, par exemple, le "conjoint présumé victime" recourt à ces mesures, de plus en plus souvent, sur le conseil d'avocats, par le truchement d'une dénonciation calomnieuse, pour obtenir le divorce à son profit.
Le guet-apens se met en place.
Le jour des provocations arrive.
Pourtant, « les violences conjugales ne peuvent se réduire aux simples situations conflictuelles que tout couple est amené à traverser » (Pr Henrion).
Et, « On différencie la violence réactionnelle... répondant à une agression, de celle qui est "actionnelle"... servant à dominer l'autre » (Dr M.F. Hirigoyen).
Mais, une fois les rôles distribués, la justice déjà aveugle, devient sourde. Il n'est plus possible de répondre à la provocation de son conjoint autrement que par la fuite. Car tout autre réaction risque de vous conduire directement en garde à vue qui débouchera presque automatiquement sur une ordonnance de contrôle judiciaire, surtout si vous dépendez d'une juridiction conservatrice.
Si le conjoint est adroit dans l'art de la victimisation et/ou de l'aliénation parentale, les mesures entraineront votre exclusion de la structure familiale; plus de logement et plus d'enfants, le temps nécessaire au jugement discriminatoire auquel vous devez vous attendre.
Le juge fera fi du principe, sacré en droit, de causalité qui aurait pu vous disculper. L'examen des circonstances de votre réaction, peut-être violente, mais toujours adaptée en regard de l'agression de l'autre, n’aura pas lieu, car le coupable est déjà tout désigné, malgré le rapport du psychologue.
Point de recours, à ce jour, pour celle ou celui qui se sera laissé pousser à la faute, entrer dans le rôle du coupable, et jeter au banc de la société.
La justice française reste aveugle aux failles de son système, basé plus sur les apparences et les préjugés que sur la recherche des véritables preuves de culpabilité.
Il est humain que toutes failles du système judiciaire soient exploitées. Il est criminel, qu'une fois, constatées, il ne soit pas mis un terme à ces failles judiciaires portant atteintes aux plus élémentaires "droits de la femme ou de l'homme".
Faudra-t-il donc saisir la cours européenne des droits de l'homme pour obtenir enfin une justice digne de ce nom ?
C'est à dire une justice non discriminatoire pour l'homme.
Ainsi soit-il, la perfection n'est décidément pas de ce monde.
Pauvre France...